Teyemmum (L’Oasis-1), 2020 - Vidéo 38 sec. ©Ariane Michel
Teyemmum (L’Oasis-1), 2020 - Vidéo 38 sec. ©Ariane Michel
Teyemmum (L’Oasis-1), 2020 - Vidéo 38 sec. ©Ariane Michel
Oasis (L’Oasis-2), 2020 - Installation sonore et lumineuse, objets - ©Ariane Michel
Oasis (L’Oasis-2), 2020 - Installation sonore et lumineuse, objets - ©Ariane Michel
Oasis (L’Oasis-2), 2020 - Installation sonore et lumineuse, objets - ©Ariane Michel
Oasis (L’Oasis-2), 2020 - Installation sonore et lumineuse, objets - ©Ariane Michel
Oasis (L’Oasis-2), 2020 - Installation sonore et lumineuse, objets - ©Ariane Michel
La Fontaine (L’Oasis-3), 2020 - Projection vidéo, son, matériaux divers  - © Ariane Michel  
La Fontaine (L’Oasis-3), 2020 - Projection vidéo, son, matériaux divers  - © Ariane Michel  
La Fontaine (L’Oasis-3), 2020 - Video-still - ©Ariane Michel, 2020
La Fontaine (L’Oasis-3), 2020 - Projection vidéo, son, matériaux divers  - © Ariane Michel
La Fontaine (L’Oasis-3), 2020 - Projection vidéo, son, matériaux divers  - © Ariane Michel
Coulée de noms (L’Oasis-5), 2020 - Vidéo, 2:51 et impressions sur bandes de papier © Ariane Michel
Coulée de noms (L’Oasis-5), 2020 - Vidéo, 2:51 (avec la comedienne Eugénie Touzé) © Ariane Michel
Coulée de noms (L’Oasis-5), 2020 - Impressions sur bandes de papier © Ariane Michel
Terrarium (L’Oasis-4), 2020 - Verre, métaux en voie de recyclage - ©Ariane Michel
Terrarium (L’Oasis-4), 2020 - Verre, métaux en voie de recyclage - ©Ariane Michel
Terrarium (L’Oasis-4), 2020 - Verre, métaux en voie de recyclage - ©Ariane Michel
L'Horizon et La Cascade (L’Oasis-6), 2020 - ©Ariane Michel
L'Horizon et La Cascade (L’Oasis-6), 2020 - ©Ariane Michel
L'Horizon et La Cascade (L’Oasis-6), 2020 - ©Ariane Michel
L'Horizon et La Cascade (L’Oasis-6), 2020 - ©Ariane Michel
L'Horizon (L’Oasis-6), 2020 - Impressions photographiques sur polyester non-feu. 25 m x 230 cm - ©Ariane Michel
L'Horizon (L’Oasis-6), 2020 - Impressions photographiques sur polyester non-feu. 25 m x 230 cm - ©Ariane Michel
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L Oasis

Installation pour la Nuit Blanche 2020

Pour l'événement Nuit Blanche, Ariane Michel a été invitée à investir les espaces publics de la Grande Mosquée de Paris, pour laquelle elle a proposé six installations formant un parcours global. Jouant sur l'idée qu'ici, le public parcourt un paysage, l'artiste exploite les jeux d'eau, nombreux dans ce lieu, et la référence faite ici au jardin d'Eden. Avec des œuvres dans l'entrée, le jardin, le grand patio, le couloir, la bibliothèque et la salle de conférence, l'artiste crée une intervention où le son et l'image articulent en contrepoint la vie de l'eau et la « sécheresse » qui accompagne l'artificialisation du monde. . Entre présence et absence, le visiteur se soumet involontairement à une sorte de double voyage : d'une part, ce qu'on entend, le mouvement naturel de l'eau descendant des cieux orageux jusqu'aux profondeurs de la terre et des océans, pour nourrir les vivants, et de l'autre, ce que l'on voit : le mouvement sec des matériaux extraits de la terre pour divers usages. Comme au bord d'un fleuve devenu aride mais encore audible, le processus d'artificialisation semble construire ici une sorte de désert, tandis que les sons créés, à partir d'objets associés à la civilisation humaine, ainsi que les bruits des animaux et de l'eau , envahir l’espace et entrer en résonance avec le lieu. Dans les interstices, entre gestes de purification, dispositifs plastiques et œuvres écrites, le visiteur cherche à redéfinir sa place dans le monde. La frontière entre le naturel et l’artificiel est floue, en marge d’un cycle de vie d’inspiration quasi mystique.